Content marketing : faut-il miser sur un contenu de qualité ? 

On constate ces dernières années une forte démocratisation du Content marketing. Mais que faut-il privilégier lors de l’élaboration d’une stratégie ? Et comment désormais se démarquer ? Le débat éternel entre la quantité et la qualité est évidemment central pour le marketing de contenu. Mais ce questionnement ne doit pas faire oublier le but premier d’un contenu qui est celui d’informer. Nous en profitons pour rappeler les points essentiels à ne pas négliger en matière de SEO.

Référencement naturel et qualité du contenu

Le SEO est la technique la plus usitée afin de faire venir du trafic vers son site web et d’accroître sa visibilité. Mais le référencement naturel continue d’être en forte évolution. Cette dernière est impulsée par Google puisque ce moteur de recherche domine largement le marché et modifie et améliore sans cesse ses algorithmes (Google Panda, Pingouin, Colibri, etc.). Longtemps la quantité fut un critère privilégié, mais aujourd’hui le souci de la qualité redevient très valorisé, avec notamment une préoccupation croissante pour une meilleure pertinence et structure des informations ainsi qu’une prise en compte accrue des attentes des internautes.

Il est nécessaire de se tenir informé des mises à jour de l’algorithme de Google pour adapter sa stratégie de Content marketing et de référencement (Crédit photo : Pixabay, Pexels).

Évidemment, c’est sur votre blog d’entreprise que vous allez principalement publier du contenu. Mais aujourd’hui il est nécessaire de le diffuser sur les réseaux sociaux ou d’autres plateformes comme Steemit. Et Google tient aussi compte de la popularité de votre contenu publié sur ces médias sociaux. Or, c’est la qualité qui va primer pour y provoquer de l’engagement. En effet, c’est avec de la créativité, une expertise et une réponse aux attentes de votre audience que vous allez avoir des likes, commentaires ou encore des partages de vos publications.

Votre contenu est aussi la base du Native Adversiting qui est la solution au Banner blindness qui touche la publicité display, même s’il existe aussi des limites. En effet, les internautes peuvent également ignorer ou même s’agacer, particulièrement sur les réseaux sociaux, de certaines publications. Capter l’attention est une priorité, d’où l’importance du titre, de l’illustration et du teaser. Toutefois, il ne faut pas tromper le lecteur avec un titre trop alléchant voire « putaclic » pour un contenu bien pauvre et sans intérêt. Tout comme le fait qu’un contenu uniquement ou trop promotionnel peut être moyennement apprécié par le lecteur. Le résultat risque alors d’être l’inverse de celui escompté.

Quantité et fréquence du contenu

La longueur du contenu joue aussi un rôle. Il existe en effet un lien entre longueur et qualité. Un contenu de moins de 400 mots s’expose à être assez mal référencé alors qu’un article plus long, avec au minimum 1 000 voire 1 500 mots, sera plus performant au niveau du SEO car mieux optimisé et pertinent, mais oblige surtout le lecteur à passer plus de temps sur le site. Cela ne doit cependant pas être un prétexte pour produire à tout prix un article de 2 000 mots au risque de perdre au niveau de la qualité et surtout le lecteur !

Pour produire régulièrement du contenu et bien le diffuser, aidez-vous d’un calendrier de contenu (Crédit photo : Startup Stock Photos, Pexels).

La quantité ne doit cependant pas être ignorée. Un bon blog d’entreprise ne peut contenir que quelques articles épars. D’une part cela apporte une image peu sérieuse et d’autre part le volume reste aussi un facteur sur lequel le robot d’indexation de Google se base. Mais l’objectif n’est pas d’envahir internet avec un maximum de pages en un temps record. Au contraire, il est conseillé de miser sur la fréquence et la régularité de publication. Pour cela il est nécessaire de réaliser un calendrier de contenu, sujet que nous avons traité dans un précédent article.

Un volume plus important est positif en termes de visibilité et permet de mieux couvrir aussi l’ensemble des mots clefs de votre thématique ou secteur d’activité (valeur de la longue traîne du référencement). Il y a des facteurs qui sont propres au secteur d’activité : c’est ce que l’on nomme le contexte. Justement pour créer une bonne stratégie de marketing de contenu, il est au préalable utile de connaître et de cerner votre audience, vos cibles.

Diversifier le contenu et affiner vos objectifs

Le blog d’entreprise ne doit pas être le seul élément de contenu. En fonction du domaine d’activité, vous pouvez réaliser un livre blanc et le promouvoir. Mais aussi créer des infographies, des vidéos, des interviews ou encore un diaporama et même recourir aux articles sponsorisés. En bref, vous saisir des différents supports et techniques qui sont à votre disposition.

La segmentation et la diversification sont des atouts pour supporter et définir votre stratégie de Content marketing (Crédit photo : Rawpixel, Pexels).

N’oubliez pas de définir les objectifs de votre stratégie et les résultats escomptés (génération de trafic, valorisation de l’image de marque, promotion de produits, position d’expert dans un domaine, etc.). Mais aussi et surtout les ressources et le temps que vous pouvez consacrer pour mettre en œuvre votre stratégie, tout en sachant que ce contenu sera par la suite de la matière pour réaliser entre autres du Earned media.

Il faut concilier les exigences en matière de SEO et les attentes des lecteurs, leads et clients. C’est ici que réside le défi d’une bonne stratégie de contenu, qui dépasse donc le débat entre la qualité et la quantité.

Blogueurs et influenceurs foot : notre sélection pour le Mondial

La 21e édition de la Coupe du monde de football, organisée par la Russie, vient de débuter. Et comme pour chaque compétition de la FIFA, l’actualité risque d’être riche et dense. Pour vous orienter, nous avons sélectionné les meilleurs blogs, youtubeurs et journalistes à suivre lors de ce Mondial 2018 pour ne rien rater et être certain de ne pas rester sur la touche.

La numérisation du football

L’ère des seuls commentateurs stars à la télévision comme Thierry Roland ou Jean-Michel Larqué est définitivement révolue. Le sport se numérise, la manière de regarder un match de foot ou d’analyser les résultats d’une rencontre a évolué. Les médias traditionnels (télévision et presse écrite) restent évidemment essentiels, mais les médias numériques gagnent peu à peu du terrain. Tout comme la publicité et le sponsoring qui évoluent également, nous avons justement abordé ce sujet dans notre article précédent sur le marketing d’influence et la Coupe du monde.

La Coupe du monde de football est un événement ultra médiatique, Internet et les réseaux sociaux ne sont pas épargnés par cette vague d’enthousiasme populaire (Crédit photo : Riccardo Bresciani, Pexels).

Le streaming est par exemple de plus en plus utilisé : il permet de suivre un match de n’importe où, même via un simple smartphone et souvent gratuitement. C’est la source de problèmes et d’inquiétudes pour les grands groupes de médias traditionnels, notamment concernant les droits de retransmission des tournois. La Coupe du monde se déroule sur un mois et il n’est donc pas évident de pouvoir regarder l’ensemble des matchs. Au bureau ou dans les transports, il est bien difficile de visionner une rencontre en direct. Une bonne solution est alors de suivre le résumé du match via un blog ou média qui propose un « live ».

Ce sont tout d’abord des médias classiques, on peut citer évidemment le site du journal L’Équipe qui pour l’événement a créé une rubrique assez complète, proposant en plus des dernières actualités sur le Mondial en Russie un calendrier et des tableaux de classement. De même pour le quotidien Le Monde qui propose aussi Une balle dans le pied, le blog de Jérôme Latta qui est le rédacteur en chef des Cahiers du football. Enfin, si vous souhaitez visionner en ligne un match en direct, le site web d’Eurosport est aussi une bonne solution.

La plupart des journaux et blogs spécialisés ont créé pour cet événement des rubriques et pages dédiées sur leurs sites (Crédit photo : Mosa Meseneke, Unsplash).

Les réseaux sociaux et les blogs français de foot

Bien évidemment la Coupe du monde de la FIFA signifie aussi une forte activité au niveau des paris sportifs. En effet, ce marché espère engranger plusieurs milliards rien que pendant cet événement et les sites comme Unibet, Bwin ou Winamax communiquent en conséquence. En tant que parieur, il est généralement important d’obtenir le maximum d’informations et les meilleurs conseils. Quoi de mieux que de lire et d’écouter blogueurs passionnés, journalistes et experts en football ?

Internet et les réseaux sociaux comme Twitter sont désormais des mines d’informations. Les journalistes sportifs ont investi depuis longtemps ces nouveaux médias. Il y a évidemment l’imposant Pierre Ménès qui est présent sur Twitter et tient un blog sur le site de Canal+. Le journaliste franco-espagnol Alexandre Ruiz est lui très réactif sur le site de microblogage. Enfin nous recommandons le jeune journaliste Mohamed Bouhafsi de RMC Sport sans oublier Carine Galli, consultante foot sur RFI. Il y a aussi les anciens champions du monde 1998 qui apportent un regard intéressant comme Robert Pirès, Frank Lebœuf et surtout Bixente Lizarazu:  ce dernier est devenu un consultant influent et très présent sur les réseaux sociaux.

Il existe de nombreux sites et blogs spécialisés foot. À vous de choisir celui qui correspond le mieux à vos attentes (Crédit photo : Pixabay, Pexels).

Comme pour le tennis, Twitter est décidément le réseau social central en ce qui concerne l’actualité footballistique. Mais il ne faut pas oublier YouTube et les jeunes youtubeurs influents comme Pinsky, Vahem ou encore Séan Garnier, ce dernier est par ailleurs champion de freestyle football. Ces influenceurs sont particulièrement appréciés par la génération Y et surtout Z, ils divertissent et animent l’univers du football mais n’apportent cependant pas réellement d’analyse ou de traitement journalistique de l’information.

Au niveau des blogs, il y a notamment PKFOOT, qui est un excellent site sur la culture autour du foot et des supporters. Sinon, on espère que Florent Toniutti, auteur du très pertinent blog Les Chroniques Tactiques, va continuer la diffusion d’analyses détaillées de matchs pendant le Mondial 2018. On ne peut ne pas citer Lucarne Opposée, site spécialisée dans le football sud-américain, qui existe désormais aussi en version papier. Le blog coopératif et généraliste Whatsthefoot est intéressant puisque rédigé uniquement par divers passionnés. Enfin, on vous invite à lire le blog Tout le monde s’en foot qui offre un contenu décalé et peu traité par les médias traditionnels.

Avec cette sélection de blogs et de journalistes influents vous êtes armé pour décortiquer sereinement toute l’actualité de cette Coupe du monde 2018. En ce qui concerne le marketing d’influence vous pouvez continuer à lire notre blog et nous suivre sur Twitter @bylinkjuice.

Quand le Marketing d’Influence s’invite à la Coupe du Monde

La Coupe du Monde de football commence cette semaine, et avec elle, comme tous les quatre ans, la publicité s’apprête à y prendre une place prépondérante. La nouveauté pendant cet événement, c’est certainement l’entrée en scène du Marketing d’Influence comme canal de premier plan dans les stratégies de communication. Et cette fois, toutes les marques sont invitées à prendre part à la fête, y compris pour des budgets raisonnables.

L’influence n’a pas attendu 2018

L’Influencer Marketing n’a pas attendu 2018 pour s’inviter à la Coupe du Monde de football. En réalité, un des plus beaux exemples remonte à… 1970. Cette année-là, l’un des matchs les plus chauds de la compétition oppose le Brésil et le Pérou, en quart de finale. Quelques jours plus tôt, un joueur faisait sensation en atomisant l’Italie grâce au marquage de quatre buts. Son nom ? Pelé.

Alors le joueur star est particulièrement observé à l’occasion de ce match contre le Pérou. Mais cette fois-ci, ce n’est pas grâce à ses buts qu’il va marquer l’histoire. Juste avant le début du match, Pelé réclame un instant à l’arbitre pour faire ses lacets.

En 1970, Pelé retarde le commencement du match Brésil-Pérou pour une obscure histoire de lacets…

Cette demande est saugrenue à quelques secondes de commencer le match tant attendu. D’autant que le laçage en question s’éternise, durant pas moins de 42 secondes. Là, vous vous dites :

Il ne faut pas 42 secondes pour faire ses lacets !

Et… vous avez raison. Si Pelé prend ainsi son temps, c’est de manière volontaire. Il veut en effet s’assurer que les cadreurs auront le temps de zoomer sur ses baskets Puma. Résultat, les caméras capturent le moment et offrent à l’équipementier allemand une visibilité extraordinaire auprès des dizaines de millions de téléspectateurs du monde entier. Après cet épisode, les ventes de Puma s’envolent de 300 %.

Les influenceurs, nouveaux venus

Quelle différence presque cinquante ans plus tard alors ? Les joueurs de football font toujours la promotion de leurs équipementiers, mais aussi de marques diverses et variées. Ces contrats de sponsoring se chiffrent à plusieurs millions d’euros. Aussi, ce Marketing d’Influence-là est toujours réservé à de grandes marques aux budgets conséquents.

La dernière Coupe du Monde a eu lieu en 2014… Une éternité en temps digital ! Jugez par vous-même : à l’époque, les stories d’Instagram n’existaient pas, et Vine était encore le réseau social montant. Le Marketing d’Influence tel que nous le connaissons aujourd’hui en était encore à ses balbutiements.

La Coupe du Monde monopolise et enthousiasme les esprits pendant un mois. Ne restez pas sur la touche ! (Crédit photo : Nicholas Green, Unsplash)

Alors la Coupe du Monde 2018 sera la première à l’ère du Marketing d’Influence de masse. Cette année, et pour la première fois, ce sont les influenceurs et non les joueurs qui vont marquer des buts pour les annonceurs ! Les stars du football ont des audiences gigantesques. Ce sont des « méga-influenceurs » par excellence. Ils facturent à prix d’or leur image, leur portée est immense, mais le taux d’engagement s’avère souvent en deçà des attentes.

Il est ainsi possible d’atteindre le même niveau d’engagement via un partenariat avec une poignée d’influenceurs : blogueur, Instagrammer, YouTubeur… Et ce , pour un coût bien moindre qu’un contrat de sponsoring.

Préférer l’influence au sponsoring

Certes, votre image de marque ne sortira pas aussi grandie que si vous aviez pu y associer le visage de Cristiano Ronaldo. Mais en en termes de chiffres bruts l’opération sera bien plus rentable. Plutôt que de dépenser des millions pour vous offre les services d’un footballer connu, ou une publicité TV à la mi-temps, pensez Marketing d’Influence ! Les influenceurs vous permettront d’atteindre la même audience, dans le marché de votre choix, pour une fraction du prix.

Pendant la Coupe du Monde, ce n’est pas seulement les fans de football que vous pouvez atteindre avec du contenu footballistique, mais bien tous les publics, depuis les digital mums jusqu’aux adolescentes d’habitude plus intéressées par la dernière innovation maquillage. Or, souvenez-vous : 49 % des internautes font confiance aux recommandations des influenceurs avant de passer à l’achat (source : Twitter, 2016).

La Coupe du Monde touche toutes les franges de la population, pas seulement les jeunes mâles fans de sport. Alors, quelle que soit votre cible, ne ratez pas le coche ! (Crédit photo : Pixabay, Pexels)

Pour ne pas rater le coche avec votre campagne marketing pendant le mondial, voici trois éléments à considérer :

  • Le Marketing d’Influence, c’est une affaire de personnes, pas d’algorithmes ou de chiffres. Laissez les influenceurs créer et innover.
  • Considérer le Marketing d’Influence comme un canal à part entière, pas comme la troisième roue du carrosse. Ayez des objectifs clairs en tête sur la performance attendue.
  • Ne vous focalisez pas sur un seul canal, que ce soit Instagram, Twitter ou les blogs. Entourez-vous d’un pool d’influenceurs venus de divers horizons pour maximiser votre impact.

La Coupe du Monde s’apprête à commencer, mais il n’est pas trop tard pour prendre part au match ! Sur LinkJuice.io, en quelques clics, vous pouvez vous offrir les services d’un blogueur spécialisé pour relayer votre campagne au thème football, et démultiplier ainsi sa portée !

Le développement du social selling

Internet et notamment les médias sociaux sont des lieux où les entreprises peuvent attirer de nouveaux clients. En effet, les internautes recherchent sur ces plateformes produits, conseils et avis. Ainsi, toute marque qui souhaite acquérir de nouveaux prospects et agrandir son réseau doit construire une stratégie de social selling en alliant les ventes et le marketing.

Définition et objectifs du social selling

Les réseaux sociaux sont des interfaces idéales pour entrer en contact avec vos clients ou pour obtenir des leads. À la fois pour y acquérir des informations sur vos groupes cibles mais aussi pour entretenir une relation de confiance. Le social selling ou vente sociale en français ne consiste pas uniquement à vendre directement sur ces plateformes via un call to action, mais son but est plutôt d’accompagner clients et prospects vers une décision d’achat.

Les acheteurs sont de plus en plus autonomes, les techniques de vente classiques sont désormais moins adaptées. (Crédit photo : Rawpixel, Unsplash)

La publicité display mais aussi l’emailing comportent aujourd’hui des limites (le banner blindness) et même des effets négatifs (caractère intrusif de l’email). Les internautes sont de plus en plus sollicités : il en résulte une défiance envers ces techniques classiques. Or, désormais, un acheteur utilise internet pour s’informer, comparer les offres, partager des expériences, trouver des recommandations, etc. Et cela particulièrement sur les réseaux sociaux. Ainsi, le but du social selling est d’inciter des prospects à estimer vos offres ou produits.

Il est important de créer un dialogue avec le lead ou client et de personnaliser votre contenu en fonction des questionnements. Le résultat est une communication mieux personnalisée et une image plus humaine. Le but est de créer une relation privilégiée et de se rapprocher au maximum de votre cible sur les médias sociaux. C’est par exemple le cas en ce qui concerne le B2B qui a investi depuis longtemps LinkedIn, désormais même Instagram ainsi que les blogs spécialisés.

Un des objectifs du social selling est de créer une relation étroite avec les groupes cibles. (Crédit photo : Toa Heftiba, Unsplash)

Étapes et techniques de social selling

Le social selling peut se diviser en quatre étapes distinctes que l’on nomme aussi la technique des 4 C (Contact, Contexte, Contenu et Conversion)…

Contact : cette étape signifie la création de vos profils et la définition de votre image sur les médias sociaux. Pour cela, il est important de sélectionner et de rechercher les canaux les plus adaptés à votre secteur d’activité afin de réaliser du B2B ou du B2C. Il s’agit généralement de LinkedIn, Twitter, Facebook, Instagram, etc.

Contexte : il vous faut ensuite définir votre cible et pratiquer une activité de veille sur les plateformes. C’est ce que l’on nomme aussi le social listening. Cela permet d’acquérir de nombreuses informations et de mieux cerner les attentes de votre audience tout en développant votre réseau et le nombre de prospects (cette étape est liée à la génération de leads). Pour être efficace, il est important de s’aider d’outils pour traiter au maximum la somme d’informations.

Contenu : cette étape est en lien avec le lead nurturing que nous avons déjà évoqué dans un précédent articleUne stratégie de contenu adapté et de qualité est la base du social selling. En plus du contenu que vous avez pu créer (votre site internet, articles de votre blog, etc.), il est aussi valorisé de partager des contenus différents en rapport avec le secteur d’activité de l’entreprise comme des études ou des articles de presse : cela permet de se positionner comme expert et en plus de pouvoir être réactif au niveau de l’actualité. Pour apporter de la visibilité à vos contenus et toucher une cible précise, quoi de mieux que de recourir au marketing d’influence via des posts et articles sponsorisés ? LinkJuice.io est la plateforme idéale pour la mise en relation entre annonceurs et sites influents.

Le social selling permet d’augmenter son volume des ventes avec un investissement financier limité. (Crédit photo : Lukas, Pexels)

Conversion : la dernière étape consiste à conclure des ventes. Le principal intérêt du social selling est d’obtenir un bon taux de conversion en réduisant les effets négatifs de techniques commerciales classiques (le cold calling). Cela permet d’être moins intrusif et apporte un échange plus humain voire personnalisé. Cette étape est réalisée par les commerciaux même avec des techniques classiques (téléphone, email, etc.), mais les étapes précédentes apportent un terrain propice pour conclure une vente. En effet, la majeure partie du processus d’achat est complétée avant même qu’un client ne contacte un fournisseur, un commercial ou inversement. Ainsi, connaître le moment opportun pour démarcher le prospect est central.

Le social selling représente un atout pour développer son chiffre d’affaires et remplace de plus en plus les techniques de vente et de prospection classiques. De plus, son coût est assez faible et reste donc très accessible pour les petites et moyennes entreprises. Pour réaliser le social selling, n’oubliez pas de mobiliser votre équipe marketing qui doit être au point sur sa stratégie de marketing de contenu et collaborer activement avec l’équipe commerciale.

Qu’est-ce que le lead nurturing ?

Le lead nurturing est la phase qui intervient après la collecte des premiers prospects : la génération de leads. Elle est associée à toute bonne stratégie de marketing de contenu et reste une composante centrale de l’inbound marketing. Les leads ne deviennent pas automatiquement et si facilement des clients. En effet, la conversion d’un prospect en client n’est bien souvent réalisable que grâce à une stratégie efficace de lead nurturing. Mais que recouvre ce terme ?

Définition et objectifs du lead nurturing

Le rôle principal du lead nurturing est d’entretenir les prospects. Le but est de cultiver et de renforcer la confiance avec ces derniers pour qu’ils deviennent au final des clients. Maintenir le lien est primordial et pour cela quoi de mieux que d’apporter un contenu adapté en fonction du cheminement et de la catégorie du lead ? En effet, faire traiter directement l’ensemble de vos nouveaux leads par vos équipes commerciales n’est pas la meilleure idée. Il est préférable de patienter et de renforcer l’engagement avec eux jusqu’à ce qu’ils deviennent « mûrs » et atteignent la dernière étape du tunnel : l’achat.

Le lead nurturing doit mener le prospect à réaliser un achat. Dans ce but, la coopération entre le département marketing et les commerciaux est essentielle. (Crédit photo : Moose Photos, Pexels)

Ainsi, l’autre objectif est de créer un processus d’achat plus court, plus rapide, mais pas uniquement. Car cela englobe également un taux de conversion plus élevé et un meilleur retour sur investissement (ROI). Avec internet et les réseaux sociaux, la plus grande partie du processus se réalise désormais sans même avoir un contact via un commercial. En effet, le lead est beaucoup plus autonome qu’auparavant. Le lead nurturing peut se confondre avec le maintien de la relation client et renforce cette dernière.

Le marketing d’influence est déjà essentiel pour les campagnes de génération de leads. Mais il peut être tout aussi utile pour l’étape suivante : la maturation des prospects. Réaliser le lead nurturing implique de posséder un contenu ou bien d’en créer un dédié à cette technique marketing. En effet, il est important de concevoir un contenu qui puisse répondre aux attentes et aux questions de votre cible : c’est avec le contenu que le prospect va pouvoir se forger une opinion.

Le contenu doit être adapté à votre cible et bien distillé à chaque étape du lead management. (Crédit photo : Rawpixel, Pexels)

Stratégies et techniques de lead nurturing

Il est bien souvent vain de vouloir couvrir et traiter tous les profils. Il est plus avantageux de concentrer le maximum d’efforts sur votre groupe cible. Ainsi il est nécessaire de recourir au principe de la segmentation et de la sélection : c’est ce que l’on nomme le lead scoring. Pour cela, il faut tout d’abord définir votre persona, c’est-à-dire votre client fictif idéal. À partir de celui-ci, vous pouvez catégoriser l’ensemble des leads en utilisant au maximum les données que vous avez pu collecter.

Vous devez ensuite diversifier vos contenus et les canaux de diffusion (emailing, newsletters, réseaux sociaux, articles sponsorisés, vidéos, publicité native et display, etc.). Posséder un blog d’entreprise permet d’informer le lead et de se positionner comme expert dans un domaine – ce qui augmente la crédibilité. Il peut être nécessaire d’activer les influenceurs et vos ambassadeurs de marque pour persuader vos prospects. De plus, le storytelling se révèle aussi être une technique efficace pour susciter l’engagement et renforcer la confiance des leads tout en favorisant la compréhension de vos offres.

Le storytelling est une bonne technique pour mieux faire comprendre vos services et produits tout en renforçant l’engagement des leads. (Crédit photo : Rawpixel, Unsplash)

Enfin, Il faut trouver un rythme de publication équilibré. Un email ne doit pas être considéré comme intrusif, ce qui demande donc de définir le nombre de messages et la fréquence d’envoi aussi bien pour l’emailing que pour les autres canaux (médias sociaux). N’oubliez pas de communiquer vos contenus en fonction des phases et des étapes où se trouvent les leads et de personnaliser vos approches. Pour optimiser au maximum votre campagne de lead nurturing, vous pouvez recourir aux outils d’automatisation marketing. Ces logiciels sont utiles pour mieux personnaliser et faciliter la gestion de vos prospects en automatisant notamment des tâches simples comme l’envoi d’emails.

Le Earned media doit dans ce processus pleinement jouer son rôle. En effet, les avis, commentaires clients et témoignages ne peuvent être négligés sur internet, notamment dans la dernière phase qui est celle de la prise de décision du prospect. Enfin, c’est principalement la qualité de votre contenu qui va déterminer le succès de votre stratégie de lead nurturing ainsi qu’un travail d’équipe efficace avec le département commercial de votre société.

12 statistiques révélatrices sur les articles sponsorisés

Nous vous avons souvent fait part des avantages du recours aux articles sponsorisés. Libre à vous de nous croire ! Mais les nombres et les faits, eux, ne mentent pas. Voici une sélection des statistiques les plus révélatrices sur la publicité native…

1- Environ 30 % des internautes jugent la publicité en ligne trop distrayante et affirment qu’ils éviteront un site web sur lequel les bannières sont jugées trop nombreuses et interfèrent avec le contenu éditorial (source : journalistsresource.org).

2- En moyenne, les internautes passent presque 2 minutes 30 sur un article sponsorisé, soit grosso modo la même durée que sur un article purement éditorial (source : Nielsen).

3- Une majorité d’internautes, 70 % pour être exact, préfèrent en apprendre plus sur un produit via du contenu de marque (branded content) plutôt que de la publicité traditionnelle (source : Inc.com).

4- L’essentiel (60 %) des revenus d’un gros média anglo-saxon comme The Atlantic sont générés par les publi-communiqués.

Notre cerveau est habitué à ignorer les affichages publicitaires, que ce soit en ligne ou dans le monde réel. (Source photo : Cris Tagupa, Unsplash)

5- Les internautes sont 53 % plus susceptibles de remarquer une publicité native plutôt qu’une bannière (source : Dedicated Media).

6- 32 % des sondés affirment qu’ils pourraient partager une publicité native avec leurs amis ou les membres de leur famille, contre seulement 19 % pour une publicité traditionnelle (source : IPG Media Lab).

7- Les publicités natives qui incluent du rich media (vidéo, infographie, GIF, etc.) boostent le taux de conversion d’environ 60 % (source : Adweek).

8- Le contenu sponsorisé est considéré par presque la moitié des visiteurs de sites de divertissement comme améliorant globalement leur expérience utilisateur sur les sites en question (source : IAB / Edelman Berland).

Non seulement le contenu de marque ne détériore pas l’expérience utilisateur, mais pour la moitié d’entre eux il l’améliore ! (Source photo : Bruce Mars, Pexels)

9- Les articles sponsorisés sont considérés comme le meilleur contournement aux Adblockers, suspectés de générer une perte d’environ 19 milliards d’euros par an pour les éditeurs web (source : PageFair/Adobe).

10- L’intention d’achat se révèle 53 % plus élevée avec la publicité native, versus avec la publicité traditionnelle type display (source : Dedicated Media, 2015).

11- En 2018, la publicité native devrait représenter 60 % de la publicité en ligne totale. Les principaux vecteurs de cette croissance sont la publicité sociale, la publicité sur mobile et Amazon (source : eMarketer).

12- Au final, et sans surprise, les 3/4 des marketeurs pensent que le contenu de marque est plus efficace que la publicité display. En faites-vous partie (source : Neil Patel) ?

Convaincu ? Alors mettez-vous à la publicité native en consultant notre article sur le sujet : « Article sponsorisé : pourquoi et comment y avoir recours ».

Marketing d’influence : les pièges à éviter

Avec le marketing digital, les annonceurs sont habitués à utiliser des outils fiables tels qu’AdWords ou Facebook Ads. Le marketing d’influence signifie collaborer avec des humains (les influenceurs), ce qui induit naturellement de potentielles erreurs, incompréhensions ou même dans le pire des cas des tentatives d’escroquerie ! On vous liste les pièges à éviter.

Les nombres mentent…

Ce site annonce un trafic phénoménal de 1 million de visiteurs par mois ! Et cet influenceur qui possède 100 000 followers semble jouir d’une visibilité incroyable ! Attention, ces nombres sont facilement manipulables.

Annoncer un trafic mirobolant sans preuve est à la portée de tout blogueur, et même une impression écran de Google Analytics peut être photoshopée. En même temps, demander un accès au compte GA du blogueur qui vous intéresse est trop intrusif. Il existe des outils externes fiables pour vérifier le trafic d’un site web, en tête desquels Alexa et SimilarWeb.

Similarweb propose une estimation de l’audience. Cette estimation n’est pas fiable à 100 %, mais elle reste un très bon indice du volume de trafic effectivement reçu, et de la dynamique en cours (trafic croissant, stable ou décroissant).

Côté réseaux sociaux, Twitter est probablement le compteur le plus manipulable, tant acheter de faux comptes est facile et bon marché. Un outil comme TwitterAudit vous permet de faire une première vérification facile.

TwitterAudit donne une estimation du pourcentage de faux followers pour n’importe quel profil Twitter.

Si un influenceur a gonflé ses statistiques Twitter, difficile de lui faire confiance sur la validité de ses stats Instagram… En tout état de cause, il est aussi recommandé de jeter un œil au niveau d’engagement. Un compte avec beaucoup d’abonnés mais très peu de commentaires est vraisemblablement gonflé artificiellement.

Parlez-vous à la bonne personne ?

Vous savez que tel profil est un influenceur de tout premier ordre dans votre industrie, mais impossible de mettre la main sur son email. Par chance, l’influenceur en question possède un compte Facebook et il répond à votre premier message. Victoire, vous voilà en contact avec un leader d’opinion, place à la négociation.

Pas si vite : êtes-vous certain de vous adresser à la bonne personne ? Votre interlocuteur pourrait tout aussi bien être :

  • L’agent ou un représentant de votre influenceur. Pas gravissime, mais il est important de savoir à qui vous parlez.
  • Son agence. Certaines agences de marketing d’influence gèrent directement les relations avec de potentiels clients.
  • Une intelligence artificielle. Certes, en 2018, le risque est moindre. Les influenceurs artificiels sont facilement identifiables comme tel… Mais jusqu’à quand ?
  • Dans le pire des cas, un imposteur. Ce cas de figure est particulièrement fréquent dans des secteurs tels que celui des crypto-monnaies. Les imposteurs se font passer pour des stars du milieu , et réclament des paiement en Bitcoin ou Ethereum, puis ils disparaissent dans la nature.
Les méga-influenceurs sont victimes d’usurpations d’identité. Assurez-vous de ne pas être en négociation avec un imposteur. (Crédit photo : Luther Bottrill, Unsplash)

L’idéal est donc de communiquer avec l’influenceur sur les réseaux où son profil est certifié, comme Twitter. À défaut de pouvoir le rencontrer, une conférence vidéo par Skype vous assurera que vous parlez bien à la bonne personne.

Quand payer ?

Faut-il payer en avance un influenceur ? Ce sera souvent sa demande. Cela ne signifie pas qu’il faille y accéder. En effet, une fois la transaction effectuée, l’influenceur pourrait avoir tendance à expédier sa mission, sans mettre nécessairement le cœur à l’ouvrage. Pire, il pourrait carrément ne pas respecter le brief fourni, ou se passer de votre approbation avant de diffuser le contenu sponsorisé.

Pour éviter tout scénario catastrophe, il est recommandé de payer l’influenceur après la bonne exécution de sa mission. Un risque pour l’influenceur ? Pas vraiment, tant que la collaboration est encadrée par un contrat signé par les deux parties en amont.

Un contrat établi et signé par les deux parties doit encadrer les modalités de rémunération. (Crédit photo : Rawpixel, Pexels)

Seule exception : le cas d’un méga-influenceur ou d’un blog avec un trafic conséquent. Ces acteurs n’ont pas besoin de vous et ont le poids pour imposer leurs conditions. Le paiement en amont peut alors être un pré-requis. Mais le risque de mauvaise surprise est moindre, tant ces profils sont en principe professionnels et fiables.

Une alternative optimale peut constituer en un pré-paiement (environ 25 %), le reste étant viré une fois la prestation accomplie. Cela ressemble au meilleur compromis possible entre vos prérogatives et celles de l’influenceur…

Vous voilà a priori armé pour mener à bien votre prochaine campagne. Bien sûr, en ayant recours à une agence spécialisée, comme LinkJuice.io sur le versant des blogueurs et médias influents, vous éviterez de tomber dans tous ces pièges. À bon entendeur…

Les techniques de guérilla marketing

Le but du marketing a depuis toujours été de capter au maximum l’attention des clients et des leads. La difficulté de se démarquer n’est pas récente, mais avec le webmarketing on constate une augmentation constante des contenus en ligne créant un problème de visibilité qui est accentué par le phénomène du Banner blindness. C’est pourquoi même sur internet les marques ont recours au concept de guérilla marketing. Mais que regroupe ce terme ? Et quelles sont les techniques et tendances actuelles ?

Guérilla marketing : définition et objectifs

L’expression est déjà ancienne puisqu’elle vient du titre du livre du spécialiste en marketing Jay Conrad Levinson publié en 1984. Il y a décrit justement des stratégies qui sont destinées aux petites entreprises afin qu’elles puissent gagner en visibilité avec peu de moyens. Aujourd’hui, on peut rapprocher cela au fait de vouloir faire le buzz à tout prix, notamment sur les réseaux sociaux.

L’objectif du guérilla marketing est principalement de se démarquer des publicités traditionnelles et de miser sur la créativité. Le but est de réaliser un effet de surprise voire de choquer. En effet, une bonne stratégie de guérilla marketing doit pouvoir marquer les esprits et si possible rester dans les mémoires. Ainsi, ce concept est depuis longtemps utilisé par les associations ou les ONG comme Unicef, WWF ou encore Act Up.

La réalisation d’une opération de guérilla marketing est peu coûteuse, c’est donc une technique idéale pour les petites et moyennes entreprises. (Crédit photo : Rawpixel, Pexels)

Pour une jeune entreprise, ce peut être un bon moyen de se faire connaître ou pour construire une image de marque. Mais une société déjà célèbre peut utiliser cette technique pour justement surprendre afin d’entretenir son image ou bien pour la modifier. C’est généralement en investissant l’espace public (on parle alors de street marketing) qu’on réalise le guérilla marketing. Mais désormais les réseaux sociaux, blogueurs et influenceurs doivent être pris en compte, particulièrement pour créer de la viralité. Enfin, le support idéal sur internet reste encore la vidéo.

Le guérilla marketing à l’heure des médias sociaux

La créativité est la clef de toute bonne stratégie de guérilla marketing. Cela nécessite donc de créer et de réfléchir à un bon scénario et d’utiliser le storytelling. En fonction de l’audience ciblée, le scénario peut être drôle, choquant ou émotionnel. Enfin, les marques doivent profiter du côté public et privé du web même si le concept de guérilla marketing est premièrement réalisé physiquement (une installation éphémère par exemple). Une marque qui a décidé de miser sur l’humour est Emirates. En effet, la compagnie aérienne a réalisé plusieurs « happenings » lors d’événements sportifs avec les hôtesses de l’air. Certaines vidéos diffusées sur YouTube ont été vues plusieurs millions de fois. Cette marque qui sponsorise des acteurs du tennis était justement présente avec sa campagne au tournoi de l’US open : 

Une campagne de guérilla marketing doit devenir populaire et virale sur les réseaux sociaux et, pour cela, les utilisateurs et influenceurs peuvent devenir les moteurs de la propagation. Une bonne technique peut alors être l’implication et la participation du public. Une marque doit pouvoir proposer une expérience marquante en s’aidant des réseaux sociaux. L’avantage : un contenu crée par un utilisateur peut souvent être très surprenant, non conventionnel et pertinent. Cela peut prendre la forme d’un concours photo sur Instagram ou bien d’un journal de courtes vidéos réalisées par des clients qui partagent une expérience, une histoire, ce qui en fin de compte renforce aussi la crédibilité et l’affinité entre une marque et les leads.

On parle aussi d’« ambush marketing » lorsqu’une entreprise profite d’un événement officiel pour faire sa promotion de manière non autorisée. De plus en plus de marques utilisent aussi la force de communication des réseaux sociaux pour créer des événements ou organiser un lieu de rencontre. C’est populaire auprès du jeune public, cela reste peu coûteux à réaliser et permet d’accroître rapidement une notoriété. Jägermeister, la marque allemande de liqueur, a souvent recours à cette technique comme récemment avec une campagne via Snapchat :

Enfin, cela peut aussi passer par la création d’un partenariat original et totalement inattendu entre deux marques. Comme l’an dernier, où l’on a vu la création d’une paire d’Adidas aux couleurs de la BVG (l’exploitant du métro berlinois) qui faisait aussi office de ticket de métro annuel ou encore Nike et Google avec la création de terrains de basketball connectés. Le résultat : un succès auprès du public, des médias traditionnels mais également sur les réseaux sociaux.

Il existe de multiples formes de guérilla marketing. Cependant, toutes les campagnes ne sont pas couronnées de succès et certaines peuvent même avoir des conséquences négatives (amendes pour infractions et parfois une détérioration de l’image de marque). Il faut donc l’utiliser avec précaution, mais ce marketing peu conventionnel obtient généralement un très bon ROI et reste accessible à toutes les entreprises. De plus, l’imbrication toujours plus importante du digital dans le physique et le quotidien ouvre de nouvelles possibilités et innovations.

Le marketing d’influence et le tennis

À l’occasion de l’édition 2018 du tournoi de Roland-Garros qui se déroule du 21 mai au 10 juin, nous allons voir les liens entre le marketing d’influence et le tennis. Le sponsoring tient depuis longtemps une place importante pour les tournois et les joueurs professionnels. Mais désormais, les réseaux sociaux ont un impact grandissant et bouleversent aussi le business de ce sport. En effet, les joueurs, marques, sponsors et journalistes investissent ces nouveaux canaux et intègrent pleinement le marketing d’influence.

Le sponsoring sportif : le cas de Roland-Garros

Le sponsoring est une technique classique de marketing qui consiste en un apport financier voire matériel à une personne ou à un événement par une marque en échange de multiples formes de visibilité. BNP Paribas est le parrain officiel historique (depuis plus de 40 ans) et principal (soutien de 12 millions d’euros par édition) de Roland-Garros. La visibilité passe encore principalement par la présence du logo sur le court de tennis, à l’arrière des joueurs et surtout via la retransmission des matchs à la télévision (dans le monde, près de 430 millions de spectateurs suivent le tournoi parisien).

Un tournoi comme Roland-Garros est un événement important pour de nombreux ambassadeurs de marques. (Crédit photo : Pixabay, Pexels)

Cependant, depuis quelques années la place des réseaux sociaux, comme Twitter et Instagram, gagne continuellement en importance et cela pour l’ensemble des sponsors officiels comme Peugeot, Lacoste et Perrier ainsi que des fournisseurs officiels tels qu’Adidas, Orange ou MasterCard. Mais aussi pour les marques présentes via d’autres stratégies comme les ambassadeurs de marques (les joueurs sur les courts et les influenceurs ou célébrités dans les tribunes). On peut notamment citer Novak Djokovic et la marque Lacoste ou encore Nike qui réalise de nombreux partenariats (Rafael Nadal notamment).

Ces marques sont mentionnées via des posts qui apportent donc une visibilité nouvelle et supplémentaire permettant bien souvent de toucher une audience plus jeune. L’an dernier, Roland-Garros a généré plus de 1,2 million de mentions sur les réseaux sociaux. Cependant, seulement 4 % de ces mentions étaient en relation avec les sponsors ou partenaires officiels du tournoi. Son impact reste donc encore faible et il reste sûrement beaucoup à faire pour développer le potentiel de visibilité que peuvent offrir les réseaux sociaux.

Justement, pour renforcer cette présence, les sponsors peuvent organiser et réaliser des événements pendant le tournoi. Par exemple, Perrier avait réalisé l’an dernier l’« opération tyrolienne » à la tour Eiffel. Ce fut un excellent coup de communication pour la marque, les participants pouvant partager leurs expériences via le hashtag SmashPerrier sur Twitter. Cela a apporté une belle visibilité à la fois sur les médias traditionnels mais aussi sur les réseaux sociaux. Enfin, on peut aussi noter l’initiative de BNP Paribas avec la création de la communauté WeAreTennis présente principalement sur les médias sociaux comme Twitter.

Le poids des réseaux sociaux

Dans le monde du tennis, c’est Twitter qui reste la plateforme par excellence. En effet c’est le réseau social le plus utilisé, notamment lors des tournois qui composent le Grand Chelem de tennis (Open d’Australie, Roland-Garros, Wimbledon et enfin l’US Open). Ce réseau de microblogage est tout d’abord important pour les marques. Par exemple, lors de l’édition 2017 du tournoi parisien, près de 80 % des mentions des sponsors et partenaires officiels ont été diffusées via ce réseau social et souvent avec succès comme le tweet annonçant le passage d’André Agassi à Roland-Garros l’an dernier tout en citant la marque Lavazza.

Mais Twitter est aussi un canal d’information et d’actualité important au niveau du tennis ou joueurs (Rafael Nadal y possède plus de 15 millions de followers). Experts et journalistes s’expriment et relaient des informations inédites. Le compte de Ben Rothenberg, qui est principalement journaliste sportif spécialisé dans le tennis pour le New York Times, est un bel exemple de ce phénomène. 

Enfin, certains joueurs sont devenus de véritables stars et de puissants influenceurs qui dépassent largement le cadre du monde sportif. Outre Rafael Nadal sur Twitter, on peut citer Maria Sharapova et Novak Djokovic qui sont eux présents sur Instagram. Serena Williams illustre parfaitement ce succès avec son compte Instagram de 8 millions de followers. On y apprend qu’elle est actuellement de retour sur le court central Chartier à Paris après avoir assisté au mariage du prince Harry et de Meghan Markle qui fut pour elle l’occasion de poster une photo avec son enfant créant un véritable buzz sur le réseau social :

Seeing us off. Flying baby style! @olympiaohanian

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Pour terminer, nous devons mentionner Roger Federer qui est considéré comme l’athlète le mieux plus « marketable » selon une étude de la London School of Marketing et restait l’an dernier le sportif qui gagnait le plus d’argent via les revenus publicitaires. Il a évidemment lui aussi investi avec succès tous les réseaux sociaux.

Comme pour l’industrie cinématographique, le marketing d’influence impacte désormais tous les acteurs et le business du tennis. Les médias sociaux sont de plus en plus utilisés à la fois par les joueurs mais aussi par les journalistes et sont des outils de communication indispensables pour les clubs ou organisateurs de tournois. Pour continuer à connaître les évolutions du marketing d’influence, vous pouvez suivre le compte Twitter @bylinkjuice et notre blog. 

Risques et atouts du snack Content

La popularisation des réseaux sociaux a indéniablement provoqué une forte augmentation des contenus de toutes sortes. Un consommateur est désormais sollicité constamment, que ce soit sur son ordinateur, un téléphone ou même via une tablette. Sur l’ensemble des plateformes le volume de contenus ne fait qu’augmenter. La concurrence est rude pour pouvoir se distinguer et il existe désormais un réel problème de visibilité. C’est pourquoi le micro-contenu ou « snack Content » est bien souvent présenté comme la solution. Mais, au juste, qu’est-ce que ce type de contenu ?

Définition et utilisation du snack Content

À l’origine, le snack Content est surtout le résultat de la diminution constante de la durée d’attention des internautes. Ce terme qui renvoie à l’action de grignoter ou de picorer regroupe tous les contenus sur internet qui sont consommables rapidement et avec le minimum d’attention possible. Ils sont désormais principalement partagés sur les réseaux sociaux et sont conçus pour capter directement l’attention ou pour créer un effet viral. Ce type de contenu a enfin surtout l’avantage d’être moins intrusif que la publicité traditionnelle.

La durée moyenne de concentration diminue sur internet, surtout avec les réseaux sociaux. Elle influence notre manière de consommer les médias. (Crédit photo : Min An, Pexels)

Il répond donc parfaitement à une consommation mobile et le snack Content est généralement optimisé pour une lecture via un appareil portable. Ce type de contenu est désormais banal et assez populaire auprès du public. Il peut prendre différentes formes : cela peut être un texte court (le tweet par exemple), une brève vidéo (succès de Vine et maintenant les stories d’Instagram), ou simplement une image (le phénomène du mème). Cependant, ce peut aussi être un article composé d’images ou de vidéos pour le rendre le plus attractif possible.

Un autre atout est le fait que ce contenu est généralement rapide à créer et qu’il demande des dépenses assez faibles. Ce contenu de marque est idéal pour être consommé dans les fils d’actualité et reste ainsi très populaire sur Instagram ou Facebook. De nombreuses entreprises comme Renault, Nike ou encore l’Oréal utilisent le snack Content dans des campagnes de marketing digital où se mêlent vidéos accrocheuses, images et citations.

Les limites du micro-contenu

Cependant, la popularisation de ce phénomène a aussi provoqué des dérives. On peut citer la recherche du clic à tout prix via notamment la création de nombreux contenus courts en lien avec le sensationnalisme. Beaucoup de marketeurs ont alors fait le pari de la quantité sur la qualité comme moyen d’augmenter la visibilité, et cela même si le titre est considéré comme racoleur.

Le snack Content peut dans de nombreux cas contribuer au phénomène de l’infobésité et avoir un impact négatif sur l’image d’une marque. (Crédit photo : Pixabay, Pexels)

Ainsi, ces contenus sont creux et tombent vite dans le superficiel. Pour le lecteur, c’est même sans intérêt si un article n’est pas un minimum ludique ou divertissant. Une méfiance commence à s’installer envers le snack Content qui peut être apparenté à une ruse grossière contribuant aussi à l’excès d’informations. Ce contenu éphémère peut même également dévaloriser le message et l’image d’une marque.

Recourir au snack Content de manière stratégique

Le snack Content doit surtout être utilisé comme une technique d’hameçonnage notamment sur Facebook ou Instagram si votre cible est jeune, pour alors orienter le lecteur vers un contenu plus étoffé. Si vous souhaitez créer un contenu « snackable » efficace, il est nécessaire d’adapter son écriture à ce format et à la plateforme ou il doit être diffusé et ne pas reproduire une écriture classique similaire à un article imprimé. Enfin, il est conseillé de trouver un équilibre entre la fréquence des contenus et la qualité.

Capter une attention est certes nécessaire, encore faut-il pouvoir la maintenir : c’est ici que l’enjeu d’une bonne stratégie de content marketing réside. Des formats plus longs où la qualité prime sur la quantité sont à valoriser, avec une inspiration nettement plus journalistique surtout lorsqu’il s’agit d’articles sponsorisés. Les annonceurs peuvent confier ces articles à des médias et blogs influents via notamment LinkJuice.io.

Il ne faut pas négliger les avantages du contenu long. Un contenu Snack doit être un appât qui dirige le lecteur vers un contenu plus consistant et sérieux. (Crédit photo : Tranmautritan, Pexels)

Pour coller davantage à une consommation digitale, des nouveautés comme le scrollytelling et la recherche d’une narration dynamique comme avec le micro-storytelling sont intéressantes pour créer un contenu immersif qui se révèle être au final tout aussi engageant. Le référencement naturel est un avantage bien connu. Enfin, le format long de qualité renvoie une image sérieuse et renforce la confiance.

Il est donc dangereux de fonder sa stratégie uniquement sur le snack Content. Ce type de format doit être utilisé au sein d’une stratégie de communication digitale seulement en complément à d’autres formes de contenus. De plus, la qualité et l’innovation ne doivent pas être délaissées lors de la création d’un micro-contenu au profit de la seule recherche du clic.